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Acteurs et documents de l'urbanisme

Pour comprendre dans le détail l'urbanisme et ses règles, il faut savoir se repérer dans les documents : lesquels faut-il lire ? à quoi servent-ils ? lesquels sont au-dessus desquels ?
Et il faut aussi savoir identifier les acteurs : qui fait quoi, qui décide ?
Cette vidéo vous donne les bases.
1. Acteurs et documents de l'urbanisme
Script de la vidéo
Pour comprendre dans le détail l'urbanisme et ses règles, il faut savoir se repérer dans les documents : lesquels faut-il lire ? à quoi servent-ils ? lesquels sont au-dessus desquels ?
Et il faut aussi savoir identifier les acteurs : qui fait quoi, qui décide ?
Les acteurs du territoire
Commençons par les acteurs du territoire, on en a déjà parlé dans la séquence 1 :
👉 Les premières personnes auxquelles on pense sont les élus : ils siègent aux conseils municipaux des communes et dans les EPCI (établissement public de coopération intercommunale) Voici le premier sigle que je vous explique. Il y en a beaucoup dans cette séquence et vous pouvez les retrouver dans la table des sigles. Bref, les élus, c'est eux qui ont la main sur l’urbanisme localement : ils vont faire des choix politiques, définir des orientations, ils sont décisionnaires sur le cadre et les règles appliquées localement.
Ce sont des interlocuteurs incontournables, s’ils ne soutiennent pas votre projet cela risque d’être compliqué voire impossible à réaliser. Mais ils sont encadrés par la loi, ils ne peuvent pas faire n'importe quoi et en tant que citoyen, vous avez le pouvoir de les solliciter.
👉 Les suivants sur la liste sont les techniciens : ce sont les "petites mains" à ne pas négliger, c'est eux qui réalisent et mettent en oeuvre la stratégie définie par les élus. Ils jouent souvent un rôle de conseil auprès des élus.
De plus en plus souvent ce sont des personnes formées aux sujets environnementaux. Il ne faut pas hésiter à les rencontrer assez tôt pour savoir comment votre projet peut se faire, surtout si vous avez identifié un terrain. Vous aurez ainsi des pistes concrètes à présenter aux élus.
👉 Enfin, des acteurs à ne pas négliger, ce sont les administrations de l'État comme les DDT(M) : ce sont des représentants de l'État qui veillent à la bonne application de la loi sur les territoires au niveau local.
Ils déclinent la politique nationale. Aujourd'hui, il s'agit principalement de réduire l’artificialisation des sols, surtout en milieu naturel et agricole. Ce sont des acteurs que l’on rencontre dans un second temps après les élus et les techniciens. Quand les élus, ou les techniciens ne savent pas, ils ont tendance à se tourner vers eux.
👉 Les premières personnes auxquelles on pense sont les élus : ils siègent aux conseils municipaux des communes et dans les EPCI (établissement public de coopération intercommunale) Voici le premier sigle que je vous explique. Il y en a beaucoup dans cette séquence et vous pouvez les retrouver dans la table des sigles. Bref, les élus, c'est eux qui ont la main sur l’urbanisme localement : ils vont faire des choix politiques, définir des orientations, ils sont décisionnaires sur le cadre et les règles appliquées localement.
Ce sont des interlocuteurs incontournables, s’ils ne soutiennent pas votre projet cela risque d’être compliqué voire impossible à réaliser. Mais ils sont encadrés par la loi, ils ne peuvent pas faire n'importe quoi et en tant que citoyen, vous avez le pouvoir de les solliciter.
👉 Les suivants sur la liste sont les techniciens : ce sont les "petites mains" à ne pas négliger, c'est eux qui réalisent et mettent en oeuvre la stratégie définie par les élus. Ils jouent souvent un rôle de conseil auprès des élus.
De plus en plus souvent ce sont des personnes formées aux sujets environnementaux. Il ne faut pas hésiter à les rencontrer assez tôt pour savoir comment votre projet peut se faire, surtout si vous avez identifié un terrain. Vous aurez ainsi des pistes concrètes à présenter aux élus.
👉 Enfin, des acteurs à ne pas négliger, ce sont les administrations de l'État comme les DDT(M) : ce sont des représentants de l'État qui veillent à la bonne application de la loi sur les territoires au niveau local.
Ils déclinent la politique nationale. Aujourd'hui, il s'agit principalement de réduire l’artificialisation des sols, surtout en milieu naturel et agricole. Ce sont des acteurs que l’on rencontre dans un second temps après les élus et les techniciens. Quand les élus, ou les techniciens ne savent pas, ils ont tendance à se tourner vers eux.
Les documents d’urbanisme
Maintenant, parlons des documents d'urbanisme :
👉 Le Code de l’urbanisme : c'est les textes de loi et les décrets. Ils s'appliquent à l'échelle nationale, c'est à la fois très complet mais aussi très large ce qui laisse la place à des précisions locales dans d'autres documents et nécessite souvent des jurisprudences pour éclaircir des interprétations litigieuses.
👉 La déclinaison locale des règles se trouve dans les SCOT puis les PLU (plan local d'urbanisme, de plus en plus souvent intercommunaux PLUi). Quand il n'y a pas de PLU, on peut trouver une carte communale et si il n'y a rien, c'est le RNU qui s'applique (règlement national d'urbanisme)
Le plus courant, c'est les PLU et PLUi – beaucoup sont en cours d’élaboration. Et les citoyens et les partenaires publics (ex: le préfet) sont invités à donner leur avis sur leur rédaction. Les PLU peuvent être modifiés via des procédures spécifiques (cf. module 2). Un PLU est composé de différents documents dont une carte de zonage et un règlement, j'en parle juste après.
👉 La CC est un document simplifié plus répandu dans les petites communes : il s'agit d'une simple carte de zonage, le règlement qui s'applique est le RNU.
👉 On utilise le RNU quand aucun document n’a été élaboré par la commune. Dans ce cas, on n’a pas le droit de construire sauf dans les parties déjà urbanisées sous condition très précises et contrôlées. C'est le principe de constructibilité limité.
Le PLU
Attardons nous sur le PLU, c'est LE document dont vous devez vous souvenir et lire au plus vite si vous trouvez un terrain :
👉 N'oubliez pas qu'au-dessus du PLU, on trouve le SCOT dont le rôle est d'harmoniser les règles à une plus grande échelle. Si vous voulez modifier un PLU ou une CC, il faut quand même respecter (ou modifier) le SCOT.
- Je vous conseille de lire le rapport de présentation qui comprend un diagnostic et qui est plutôt facile à lire. Cela permet de comprendre les enjeux du territoire.
- Ensuite regardez le PADD : il décline ce diagnostic en grandes orientations, les objectifs stratégiques. A ce moment la notion d’habitats légers peut déjà apparaître.
- Pour connaître les règles sur votre terrain, il faut ensuite regarder la carte de zonage (ou règlement graphique, c'est pareil) pour savoir dans quelle zone vous vous trouvez.
- Les règles sont ensuite déclinées dans le règlement écrit. Il définit ce qui est autorisé ou non dans chaque zone, chaque quartier : par exemple le volume des constructions, la distance entre les habitations, les pentes de la toiture, ou les couleurs des murs,…
- Dans beaucoup de PLU, on trouve des OAP (orientations d'aménagement programmatiques), encore un sigle, qui sont en fait des zooms sur certains projets et qui précisent des règles qui s'appliqueront nulle part ailleurs que sur ce projet.
👉 N'oubliez pas qu'au-dessus du PLU, on trouve le SCOT dont le rôle est d'harmoniser les règles à une plus grande échelle. Si vous voulez modifier un PLU ou une CC, il faut quand même respecter (ou modifier) le SCOT.
Les zonages
Entrons dans le détail du zonage car c'est ce qui va vous être le plus utile. Il sert à définir la nature de l'occupation des sols (et donc indirectement le droit de construire ou non).
Les 4 zones qui sont les mêmes dans tous les PLU :
👉 les zones U (urbain) ou AU (à urbaniser) sont les zones dites "constructibles", ce sont généralement des terrains situés près des centres-bourg ou des terrains déjà construits.
👉 la zone N (naturel) et la zone A (agricole) sont réputées "non-constructibles" car elles désignent les espaces naturels ou les zones cultivées voués à être protégées
Il faut donc bien se rapporter au règlement écrit pour interpréter le règlement de chaque zone.
Si certains aspects du règlement ne correspondent pas à votre projet vous pouvez :
👉 soit faire évoluer votre projet,
👉 soit demander à la commune de faire évoluer le document en vigueur (si il s'agit d'un PLU ou d'une carte communale), on en parle dans le module 2 de cette séquence.
Les 4 zones qui sont les mêmes dans tous les PLU :
👉 les zones U (urbain) ou AU (à urbaniser) sont les zones dites "constructibles", ce sont généralement des terrains situés près des centres-bourg ou des terrains déjà construits.
👉 la zone N (naturel) et la zone A (agricole) sont réputées "non-constructibles" car elles désignent les espaces naturels ou les zones cultivées voués à être protégées
- Attention aux déclinaisons locales avec des petites lettres supplémentaires : Ua, Ub, Uc, chaque lettre désigne une variante du règlement . Ces lettres n'ont pas le même sens d'un PLU à l'autre.
- Attention en zone N, la déclinaison Nl (terrain de loisir) n’autorise pas forcement l’installation hl mais parfois seulement la possibilité de mettre une tente, il faut bien lire le règlement.
- Même en zone constructible, on ne peut pas construire ce qu’on veut, la nature des bâtiments autorisés est précisée dans le règlement (parfois on peut seulement faire de l'industrie)
- Et inversement en zone N/A on peut parfois construire en respectant des conditions très précises comme dans les STECAL (cf. 3ème vidéo du module).
Il faut donc bien se rapporter au règlement écrit pour interpréter le règlement de chaque zone.
Si certains aspects du règlement ne correspondent pas à votre projet vous pouvez :
👉 soit faire évoluer votre projet,
👉 soit demander à la commune de faire évoluer le document en vigueur (si il s'agit d'un PLU ou d'une carte communale), on en parle dans le module 2 de cette séquence.
Tout ça : le PLU, le SCOT, la loi... ce sont les règles à respecter. Après avoir bien compris les règles qui s'appliquent, il faut ensuite demander des autorisations (des permis). Dans la loi française, tous les usagers et propriétaires de terrain doivent respecter les règles et sont obligés de demander des permis en fonction des travaux ou modifications qu'ils veulent faire sur leurs terrains.
On parlera des autorisations dans le module 3 de cette séquence.
📎 Télécharger la transcription de la vidéo
Prenez le temps de revenir sur les différents schémas présentés dans cette vidéo :
- L'organigramme des acteurs
- Le schéma de la hiérarchie des normes
2. Organigramme des acteurs
En tant que porteurs de projet, à qui pouvez-vous vous adresser ?
Légende
Dans ce schéma, on peut observer que le porteur de projet est en lien avec une multitude d'acteurs de l'urbanisme.
En bleu, il peut interagir directement avec certains acteurs : les décideurs publics (qui planifient et orientent les politiques locales), et des organismes de conseil (privés comme les bureaux d'étude, les cabinets d'archi; ou publics comme les CAUE). Il peut solliciter directement l'administration pour obtenir des informations; son projet sera contrôlé par différents organes de l'administration (ex: les services instructeurs d'urbanisme, le SPANC, etc.).
En orange, d'autres relations existent et influencent les projets. Les élus sont soutenus dans leurs projets territoriaux par des techniciens qui étudient la faisabilité technique et déclinent les orientations dans les documents règlementaires
En jaune, les élus locaux doivent également respecter le cadre règlementaire imposé par l'Etat et contrôlé par son administration (ex: la DDT, la DGALN ou encore le Préfet). Ils sont donc amenés à interagir ensemble.
Agrandir l'organigramme des acteurs 📎 Télécharger l'organigramme des acteurs
3. Schéma de la hiérarchie des normes
Depuis l'échelle locale, jusqu'à l'échelle nationale, soyez capable d'identifier quel document s'applique sur votre terrain et à quels autres documents doit-il se conformer.
Agrandir le schéma
📎 Télécharger le schéma
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